Commémoration mondiale du SIDA 2023 | Chargé d’Affaires, a.i. Eric William Stromayer

Discours du Chargé d’Affaires, a.i. Eric William Stromayer
Commémoration mondiale du SIDA 2023
Vendredi 1er décembre 2023

Bonjour !  

J’ai l’honneur de représenter le gouvernement des États-Unis et de m’adresser à vous à l’occasion du 35e anniversaire de la Journée mondiale de lutte contre le sida.

Depuis trois décennies et demie, le 1er décembre est considéré comme une journéede réflexion, de sensibilisation et d’unité dans la lutte mondiale contre le VIH et le sida.  En ce jour, nous nous arrêtons pour nous souvenir de ceux que nous avonsperdus, nous célébrons les victoires que nous avons partagées et nous nousengageons à nouveau à atteindre notre objectif qui est de mettre un terme au VIH/sida en 2030.  Nous réitérons notre engagement à mettre fin à la stigmatisation liée au VIH.  Nous remercions les héros qui ont consacré leur vie à la lutte.  Et nous rêvons du jour nous pourrons dire que le VIH et le sida ne constituent plus un risque pour la santé publique.

CdA Stromayer prononcant son discours au Karibe Convention Center à l’occasion de la Jounée Mondiale du SIDA 2023.

Cette année, le thème de la Journée mondiale du sida aux États-Unis est « 35e Journée mondiale du sida : se souvenir et s’engager« .  À cette occasion, nous noussouvenons des quelque 40 millions de personnes qui sont décédées du sida depuis1981 et nous nous engageons à nouveau à éradiquer l’épidémie de VIH.

La Journée mondiale du sida revêt d’une importance capitale pour moi et monpersonnel le sait. En Afrique et en Haïti, au début des années 1990, j’ai vu la pandémie de VIH causer des souffrances indicibles à des personnes, des familles et des communautés entières. Souvenons-nous de ces moments, apprécions les progrès qui ont été accomplis et reconnaissons que la lutte contre le VIH n’est pas encore terminée.  Nous devons accompagner Haïti dans son cheminement, votrecheminement. Et si nous pouvons être utiles d’une manière ou d’une autre, nous pensons que nous devons le faire. Nous soutenons les efforts déployés par Haïtipour lutter contre le VIH/sida et nous continuerons à soutenir le gouvernement. Notre travail commun ne consiste pas seulement à sauver des vies, mais aussi à changer des vies, en donnant aux Haïtiens la possibilité de vivre un avenir combléet radieux, en particulier dans les moments les plus difficiles. Comme nous le savons, même les personnes séropositives peuvent mener une vie productive et créative et prendre soin de leur entourage.

Cette année est particulièrement importante puisque nous célébrons le 20e anniversaire du Plan d’urgence du président des États-Unis pour la lutte contre le sida (PEPFAR). Ce programme, dans le monde entier et en particulier ici en Haïti, est un exemple des progrès qui peuvent être réalisés lorsque nous travaillons encollaboration en vue d’atteindre un objectif commun. Au cours des deux décenniesqui se sont écoulées depuis sa création, le PEPFAR a illustré l’efficacité de la collaboration internationale et de la compassion.

Depuis 2004, les États-Unis ont investi de manière significative dans les efforts de prévention et de traitement du VIH en Haïti. Aujourd’hui, le PEPFAR fournit des soins et un soutien thérapeutique à 115 000 Haïtiens sous thérapie antirétrovirale et à 143 000 orphelins et autres enfants vulnérables, ainsi qu’aux personnes qui prennent soin d’eux. Plus de 13 000 nouveaux patients, y compris des populations clés et d’autres groupes à haut risque, ont été initiés à la prophylaxie pré-exposition.  Grâce à des partenariats innovants tels que l’initiative DREAMS (Determined, Resilient, Empowered, AIDS-free, Mentored, and Safe), plus de 23 000 adolescentes et jeunes femmes ont bénéficié d’un ensemble de services multisectoriels visant à réduire leur risque et leur exposition au VIH.

Ensemble, nous avons ensuite réalisé des progrès considérables pour atteindre les objectifs 95-95-95 de l’ONUSIDA (95 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 95 % de celles qui connaissent leur statut suivent un traitement contre le VIH et 95 % de celles qui suivent un traitement bénéficientd’une suppression virale).  En septembre 2023, sur l’ensemble des personnes vivant avec le VIH en Haïti, 95 % connaissaient leur statut, 82 % suivaient un traitementet 68 % bénéficiaient d’une suppression virale. Nous sommes conscients qu’il resteencore beaucoup à faire. Nous nous engageons à travailler d’un commun accord pour atteindre notre objectif commun.  Ensemble nous pouvons vraiment changer le monde.  

Néanmoins, l’instabilité et les catastrophes naturelles, aggravées par des menaces nouvelles et émergentes telles que le COVID-19 et le choléra, ont contrarié les progrès réalisés par Haïti dans le domaine du VIH et du sida et ont créé de nouveaux défis.  

Mettre fin à l’épidémie de sida en Haïti ne sera possible que si nous nousrassemblons et si nous collaborons. Par l’intermédiaire du PEPFAR, les États-Unis ont engagé 225 millions de dollars pour soutenir les efforts de traitement et de prévention du VIH au cours des deux prochaines années. Cette somme sera complétée par des investissements supplémentaires dans le renforcement des systèmes de santé afin de prévenir, de détecter et de répondre aux menaces sanitaires mondiales et de fournir des services de santé essentiels à la population haïtienne. Pour atteindre ces résultats, le gouvernement américain compte sur son partenariat avec le gouvernement haïtien, les institutions multilatérales, la société civile, les organisations non gouvernementales et confessionnelles, les personnesvivant avec le VIH, les communautés, le secteur privé et d’autres partenaires.

Pour saluer la mémoire de ceux que nous avons perdus, et en nous tournant vers le leadership que nous avons, nous sommes persuadés que cette Journée mondiale du sida peut être une nouvelle étape passionnante sur le chemin d’un avenir plus radieux.  Ensemble nous avons montré ce que nous pouvons réaliser et nous allonscontinuer à le faire.  Comme le dit le proverbe haïtien, « byen pre, pa lakay ». Kounye a se pa moman pou nou ap dòmi sou zorye nou. Même si tu te vois tout prêt de l’objectif visé, ça ne veut pas dire pour autant que tu l’as atteint. Maintenant ce n’est pas le moment de contempler nos accomplissements. Au contraire, il faut redoubler nos efforts, ensemble, pour atteindre ces objectifs communs.  

Je vous remercie.